JOURNEES LACAN

 Au-delà de toutes les raisons habituelles que nous avons de participer aux Journées annuelles de l’ECF, nous DEVONS cette année nous y inscrire.
Nous le devons au sens lacanien du devoir,  au sens où le devoir est la marque du désir.
Je ne suis pas en train de moraliser. Je fais référence à notre actualité, au fait qu’on le veuille ou non, 2011 est le 30ème anniversaire de la disparition du Dr Lacan. C’est un fait, comme il est un fait que cette rentrée est phénoménale et que ces journées s’annoncent dans le droit fil de ce mouvement, de ce raz de marée que le «  Lacan Quotidien » de Jacques-Alain Miller nous verse par flots successifs et réguliers.
La psychanalyse de Lacan s’infiltre dans tous les lieux culturels et sociaux, la « pensée de Lacan » se vérifie comme nécessaire, comme nécessaire à tous, même si beaucoup ne le savent pas.
C’est une lecture lacanienne du monde qui peu à peu se révèle, se diffuse en réseau et c’est passionnant.
Et nous ne serions pas les 8 et 9 octobre au Palais des Congrès ? Impossible !
Impossible aussi  parce beaucoup de choses importantes vont se passer pendant ces deux jours : Pour la première fois dans l’Ecole 90 membres de l’Ecole,  en salles multiples lesamedi 8octobre, vont se servir d’une phrase d’un séminaire ou d’un écrit de Lacan qui leur a été prescrit,  
pour illustrer la singularité de la praxis lacanienne, notre praxis quotidienne.
Le dimanche, nous entendrons les AE, nous écouterons l’exposé de Jacques-Alain Miller,
nous verrons le film de Gérard Miller et bien d’autres choses encore …excitantes.
Nous irons certainement aussi faire un tour à la librairie pour prendre connaissance de l’efflorescence des publications de cette rentrée.

Oui, je vous le dis,  ces Journées seront une ponctuation majeure dans ce moment si important !!

Jean-Pierre Deffieux
Pour s’inscrire aux 41èmes Journées de l’ECF : http://www.causefreudienne.net/
     

PROGRAMME

Le génériques des Journées >>ICI <<

Samedi 8 octobre

Dans dix salles, 130 psychanalystes témoigneront de la Praxis lacanienne de la psychanalyse >> programme Journées ECF 2011<<

Dimanche 9 octobre 2011

Dans le grand auditorium (2 500 places) :
~ Intervention des Analystes de l’École, en France et en Europe ;
>Programme – J ECF 41 – dimanche <<

A 13h15, > LQ 54 MARTINE<> LQ-55-DIDEROT<>LQ 56 BLANDINE <flashmob Libérez Rafah sur le parvis du palais des congrés

~Dimanche après-midi : Forum des femmes « Libérez Rafah » >> FORUM DES FEMMES_<<

Librairie des Journées : Séminaire XIX, Je parle aux murs, le numéro Pourquoi Lacan du Diable probablement ; de nombreuses publications sortiront pour ces Journées : la Revue de l’ECF : Lacan au miroir des sorcières, Les Nœuds de l’amour, L’Intranquillité du psychanalyste, etc.

L’expo d’un jour des ACF mettra en valeur dans une série de posters l’activité psychanalytique de l’École dans les régions françaises et en Belgique,
donnant ainsi l’occasion d’échanges informels entre tous ceux qui sont solidaires de ce combat pour que vive la psychanalyse au XXIème siècle.

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Voici le thème et l’argument des 41èmes journées de l’Ecole de la Cause freudienne, qui auront lieu les 8 et 9 octobre 2011 au Palais des Congrès à Paris : Journées Lacan.

Elles seront précédées par la Semaine Lacan, hommage au trentième anniversaire de la mort de Jacques Lacan : lire le programme et LQ (Lacan Quotidien) qui paraît depuis le 18 août 2011.

 La psychanalyse vraie, et la fausse • par Jacques Lacan

La psychanalyse fausse ne l’est pas seulement du fait de s’écarter du champ qui motive son procédé. Cet écart, quelles qu’en soient les intentions effectives, exige un oubli ou une méconnaissance. Et l’un et l’autre la condamnent à des effets pernicieux.

La psychanalyse vraie a son fondement dans le rapport de l’homme à la parole. Cette détermination dont l’énoncé est évident, est l’axe par rapport auquel doivent être jugés et jaugés ses effets : ceux-ci étant entendus dans leur extension la plus générale, à savoir non seulement comme changements diversement bénéfiques, mais comme révélation d’un ordre effectif dans des faits jusqu’alors restés inexplicables, à vrai dire apparition de faits nouveaux.

Ce rapport de l’homme à la parole est évident dans le medium de la psychanalyse : ce qui rend d’autant plus extraordinaire qu’on le néglige dans son fondement.

Que le substrat biologique du sujet soit dans l’analyse intéressé jusqu’en son fonds, n’implique nullement que la causalité qu’elle découvre y soit réductible au biologique. Ce qu’indique la notion, primordiale dans Freud, de surdétermination, jamais élucidée jusqu’à présent.

À revenir à l’émergence (dans la génialité de Freud) de l’interprétation (Deutung) des rêves, de la psychopathologie quotidienne et du trait d’esprit, soit au registre de ce qui dès lors vient au jour de la connaissance et de la praxis sous le nom d’inconscient, on reconnaît que ce sont les lois et les effets propres au langage qui en constituent la causalité ; causalité qu’il faut dire logique plutôt que psychique, si l’on donne à logique l’acception des effets du logos et non pas seulement du principe de contradiction.

Les mécanismes dits du condensé (Verdichtung) et du virement (Verschiebung) recouvrent exactement les structures par où s’exercent dans le langage les effets de métaphore et de métonymie.

Toute promotion de l’intersubjectivité dans la personnologie humaine ne saurait donc s’articuler qu’à partir de l’institution d’un Autre comme lieu de la parole. C’est « l’autre scène », anderer Schausplatz, où Freud, empruntant le terme à Fechner, désigne dès l’origine le plateau gouverné par la machinerie de l’inconscient.

C’est sur cette scène que le sujet apparaît comme surdéterminé par l’ambiguïté inhérente au discours. Car dans la communication parlée, même quand il s’agit de transmission « objective », l’entérinement dans le discours domine l’effet de signal, de même que la mise à l’épreuve du code rétrofléchit l’action de message. Qu’on passe à la fonction de pacte de la parole, on touchera aussitôt que nul message du sujet ne s’articule qu’à se constituer dans l’Autre sous une forme inversée : « Tu es ma femme, tu es mon maître. »

C’est [la] capture imaginaire du sujet dans le discours de l’Autre qui semble aller si loin que de pouvoir intéresser sa physiologie la plus intime. C’est elle qui centre la notion vulgaire qui s’est substituée, de par son emploi en psychanalyse, au concept rigoureux du symbolique : car il faut définir celui-ci comme constitué dans la chaîne signifiante, seul lieu pensable de la surdétermination comme telle, par la double possibilité qu’elle ouvre à la combinaison et à la substitution des éléments discrets qui sont le matériel du signifiant.

Mais la fascination propre à l’imaginaire, ici distingué du symbolique, s’est exercée sur ceux-là mêmes, à savoir les psychanalystes, qui en découvraient les formes dans la dialectique où le sujet se révélait symbolisé.

Le double effet de l’imaginaire en tant qu’écran opposant son filtre à la communication du message inconscient, et en tant qu’élément constitué du code symbolique, a été confondu par eux en une seule puissance, qu’ils n’ont pu dès lors apprécier qu’à des effets de résonance, aux interférences de plus en plus obscurcies.

Montage d’extraits des Autres écrits, p. 165-168, Seuil, 2001.

Inscription : par courrier à ECF – 1, rue Huysmans 75006 Paris
ou par le site  http://www.causefreudienne.net

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   Madame, Monsieur, Cher(e) collègue,

Vous êtes inscrit(e) aux 41è Journées de l’ECF qui auront lieu les 8 et 9 octobre 2011 au Palais des Congrès de Paris.

Toutes les informations concernant ces journées vous seront données sur la liste électronique ECF-Messager jusqu’au 7 octobre 2011.
Il est donc très important que vous soyez inscrit(e) sur cette liste.
Si vous ne l’êtes pas, cliquez sur le lien suivant :

S’inscrire <mailto:ecf-messager-subscribe@yahoogroupes.fr>

Un message vide s’ouvre , vous avez juste à cliquer sur Envoyer et vous serez inscrit(e).
Bien cordialement

Jean-Pierre Deffieux            Anne Ganivet-Poumellec

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Samedi 8 octobre : dans dix salles, 130 psychanalystes témoigneront de la Praxis lacanienne de la psychanalyse

Dimanche 9 octobre 2011, dans le grand auditorium (2 500 places) :

~ Intervention des Analystes de l’École, en France et en Europe ;
~ Intervention de Jacques-Alain Miller qui donnera toute sa portée à cette rentrée Lacanienne ;
~ Le film « Rendez-vous chez Lacan » de Gérard Miller sur grand écran.

Librairie des Journées : Séminaire XIX, Je parle aux murs, le numéro Pourquoi Lacan du Diable probablement ; de nombreuses publications sortiront pour ces Journées : la Revue de l’ECF : Lacan au miroir des sorcières, Les Nœuds de l’amour, L’Intranquillité du psychanalyste, etc.

L’expo d’un jour des ACF mettra en valeur dans une série de posters l’activité psychanalytique de l’École dans les régions françaises et en Belgique,
donnant ainsi l’occasion d’échanges informels entre tous ceux qui sont solidaires de ce combat pour que vive la psychanalyse au XXIème siècle.

Inscription : par courrier à ECF – 1, rue Huysmans 75006 Paris
ou par le site  http://www.causefreudienne.net

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