Colloque à Toulouse le 24 septembre 2011

Ce qui se dit, ce qui s’écrit dans la psychanalyse

 Colloque du 24 septembre 2011 à Toulouse

Le colloque : arguments et programme

Le colloque : infos pratiques

Colloque préparatoire aux 41e  Journées de l’Ecole de la Cause Freudienne « Praxis lacanienne de la psychanalyse » les 8 et 9 octobre 2011 au Palais des Congrès à Paris
 

  Le huis clos d’une analyse, où celui qui souffre trouve une  adresse pour déposer ses maux,  est de l’ordre du secret : qu’est ce qui s’y dit ? Quelles sont ces  paroles à l’origine d’un nouveau sujet, «nouveau » d’assumer une singularité jusqu’ici « insue de lui-même » ?

Pour élucider cette interrogation, une orientation: «  Le sujet est divisé comme partout dans le langage mais un registre peut se satisfaire de la référence à l’écriture et l’autre à la parole. » (1)

Voyons ce qu’implique très concrètement, la mise en jeu de l’écriture pour la vie du sujet. Lacan rend hommage à la littérature lorsqu’elle donne l’exemple de l’usage inédit qui peut être fait de la lettre. La pratique analytique en ce sens, tient aussi de la création, de l’invention. Les analystes invités à en rendre compte, avec les auteurs, les lecteurs, célèbreront « les mots, ces  êtres de chair ».

Nous saluerons ainsi la mémoire de Jacques Lacan en ce joli mois de septembre 2011. Ses  Ecrits, le Séminaire établi par Jacques-Alain Miller accomplissent une transmission de son enseignement, grâce auquel chacun peut se faire lecteur du texte qu’il nous a laissé, il y a trente ans.

(1) Lacan J., « Lituraterre », Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, P.19.

       Les interventions 

QUAND L’ÉCRIVAIN ENSEIGNE L’ANALYSTE

Dominique Hermitte

                                                                                                             

L’analyste ne peut motiver sa pratique de la critique littéraire. Cette position serait celle de la psychanalyse appliquée à la littérature et Lacan la dénonce car elle suppose un savoir du côté de l’analyste. Il défend l’idée que le savoir se trouve du côté de l’artiste : « …où Marguerite Duras s’avère savoir sans moi ce que j’enseigne » (1)

Lacan reconnaît la dimension créative de l’écriture de Joyce. Grâce au Cours de J.-A. Miller, nous pouvons articuler les conséquences de cet abord nouveau pour la clinique lacanienne de la psychanalyse.

(1) : Lacan J., « Hommage fait à Marguerite Duras du ravissement de Lol V. Stein » (1965), Autres écrits, Paris, Le Seuil, 2001, p. 197

 MIREILLE SORGUE : UNE ÉPISTOLAIRE PASSIONNÉE

Marie-Christine Bruyère 


«J’écris pour être lucide, j’écris pour mieux t’aimer. Ce ne sont pas des raisons d’écrivain mais des raisons d’amoureuse ».

En une dénégation remarquable, Mireille Sorgue scelle l’écriture et l’amour, le projet d’une œuvre avec l’art d’aimer. Elle les noue via la figure de l’Amant et pour un destin tragique. Elle avait écrit «  il faut inventer le langage » et elle a marié le verbe et la chair dans un rapport irrémédiable avec la lettre. Précipitant son amour terrestre elle l’immortalise en un seul livre : « l’Amant ».

Lisons ce trajet de dits amoureux qui va d’une vie vouée à l’écriture vers une existence qui se brise.

 « QUAND ON ÉCRIT ET QU’ON NE COMPREND PAS, C’EST DU CHINOIS »

Marie-Agnès Macaire

 

Un usage de la lettre par une jeune fille autiste peut nous éclairer sur cette fonction de la lettre quand « elle fait littoral », c’est-à-dire  quand elle instaure un bord à une jouissance infinie. Pour cette jeune fille, la lettre, celle qui n’est pas de l’ordre du semblant-signifiant vient border une image du corps bien particulière, et tenter de répondre à l’énigme du sens par une partition entre lettre chinoise illisible et mots lisibles.

 VIRGINIA WOOLF, LA LETTRE, L’ÊTRE, ET LE RÉEL

Stella Harrison

 

« Je suis faite de telle sorte que rien n’est réel que je ne l’écrive », écrit Virginia Woolf (1882- 1941) en 1937. Comment Virginia Woolf, avec l’écriture, fabriqua -t-elle, de façon incessante son traitement du réel ? J. –A. Miller disait récemment que l’analyste soumet l’inconscient à un devoir être. Dirions-nous que V. Woolf soumet, en écrivant, le réel à un «  devoir être réalité » ?

À quelle question, quelle rencontre impossible répondrait V. Woolf en recherchant, par la lettre, le « moment d’être » ?

À Londres (1), J. –A. Miller disait encore que dans la lettre, ce n’est pas the Being, l’être, qui est recherché mais the  Real. Que chercha à extraire Virginia Woolf, pourtant en quête du « moment of being ?

(1) Congrès de la NLS., en avril 2011.

 CE QUI PAR LA PAROLE OU LA PLUME SE COMMUNIQUE À NOUS

Philippe Lacadée

Lacan recommande de suivre un écrivain à la plume, d’être attentif à cette unité de style pour cerner son accent de singularité.

Robert Walser lui, fait le choix forcé de la résonance plutôt que celui de la communication. Et du fait qu’il en tire une jouissance, c’est le sujet lui-même qui devient la référence de la résonance. Il nous permet de mieux saisir pourquoi Lacan nous dit que lalangue est plus définissable par les équivoques (1)  qu’elle permet, que par la signification qu’elle engendre. Et de saisir aussi que c’est le verbe qui fait jouir au point que le sujet vient en séance d’analyse, d’après Lacan, pour s’en payer une tranche de verbe.  Robert Walser invente son style-du-temps-présent, style singulier où l’écrit se nouant à la sonorité du Verbe lui permet d’avoir un corps.

(1) Lacan, J., Le séminaire, Livre XX Encore, op. cit. pp 125-133

 CONFÉRENCE : L’ANALYSANT LECTEUR

Par Esthela Solano-Suárez

L’analyse est une expérience de parole. Encore faut-il que la parole analysante soit appareillée dans un discours pour qu’elle ne soit pas vouée à la fuite du sens, et qu’elle ait une chance de toucher au réel. Quelle doit être l’opération de l’analyste pour que le dit de l’analysant passe du côté de l’écrit ?  » Comment est-ce que lalangue, ça peut se précipiter dans la lettre ?  » s’interrogeait Lacan dans la Troisième. Afin d’élucider cette question nous trouverons un appui solide dans la précieuse mise à jour accomplie cette année par Jacques-Alain Miller dans son cours, à propos de la distinction du registre de l’être et celui de l’ek-sistence.

Informations pratiques 

Samedi 24 septembre 2011

9h-17h

Hôtel Palladia

Sur inscription uniquement (places limitées)

Bulletin d’inscription

Tarif : 60 Euros

Tarif réduit : 20 Euros (étudiants moins de 26 ans et demandeurs d’emploi sur justificatifs)

Inscription déjeuner : 26 Euros

Cocktail 14 pièces par personne, eaux minérales, vin et café inclus 

Les chèques doivent être libellés à l’ordre de « Association Logistique » pour le colloque et « Hôtel Palladia » pour le repas.

Les chèques sont à renvoyer à l’adresse suivante, accompagnés d’un bulletin mentionnant les nom, prénom, adresse mail et téléphone du participant :

Trésorière Vanessa Sudreau

21, avenue de Lapeyrière

31240 Saint-Jean

Possibilité d’hébergement sur place, sous réserve de disponibilité : contactez l’Hôtel Palladia : 05 62 120 120 info@hotelpalladia.com

Tarif préférentiel Colloque ACF M-P

Parking gratuit sur place

Tramway : arrêt Purpan

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