Le crépuscule d’Onfray, par la librairie rêvalire…

Sur la page du site de la librairie rêvalire :

http://revalire.canalblog.com/archives/2010/05/04/17781180.html

Splendeur et misère des courtisanes* : Michel ONFRAY en martyr !

En martyr de la cause, oui… cause toujours, tu m’intéresses… Je pourrais ne pas faire cas de la polémique qui l’oppose à Elisabeth Roudinesco. Je le pourrais si mon mail personnel n’était investi par les messages de son staff destiné à me « rediriger » via des liens sur le blog perso. de Michel ONFRAY. Et qu’y-lis-je ? Qu’Elisabeth ROUDINESCO le poursuit à ce point de sa vindicte qu’elle a contacté (sur son téléphone portable !) le président du conseil général pourvouyeur de subventions pour l’UP de Caen, le bébé d’ONFRAY –avec son pré carré culturel et agreste d’Argentan.

Bon, reprenons. ONFRAY balance un pavé mal ficelé mais très vendeur contre Freud , avec la grosse machine de chez Grasset derrière, tirage à 300 000 attendu, paraît-il. Il y développe ses thèmes favoris, contre le Père, le Fascisme issu des monothéismes, les pouvoirs des nouveaux prêtres –les psychanalystes- et de leur Pape, Freud. Déjà dans le « Traité d’athéologie », on avait eu une charge façon panzer contre les religions du Livre, leur évidente emprise sur nos cultures, leur préparation des esprits aux dictatures modernes : le bouquin était une compil’ de bouquins (pourquoi pas ?) , pas toujours cités (problème) et dont les extraits digérés et malaxés par ONFRAY étaient supposés tenir la route comme charge anticléricale. Franchement, aussi vrai que je suis athée –je le dis en passant pour que tout soit clair, je ne défends pas les cathos ou les ultras de je ne sais quel parti intransigeant ou intégriste- j’ai estimé ce livre d’une piètre valeur.  On y apprenait ( !) que le monothéisme cultivait la culpabilité, que Nietzsche avait dit « Dieu est mort » et que seul Dyonisos et l’hédonisme pouvaient être des figures de la liberté… blablabla… premières nouvelles…oh le grand philosophe que voilà !

Son Freud caricatural, ce Juif profitant de son pouvoir (je résume, mais c’est l’esprit, allez-y voir), est une charge tout aussi mal bâtie, qui va parfois beaucoup plus loin qu’une diatribe contre la psychanalyse : pourquoi pas, l’opinion est libre, je ne suis pas spécialiste de psychanalyse mais jeme sais capable de reconnaître un pamphlet bien construit d’un bouquin à charge, débraillé, truffé d’erreurs, présenté sans sources. Que M. ONFRAY haïsse la psychanalyse et Freud , pour des raisons philosophiques autant que personnelles (on se demande, à le lire, quels comptes il règle … les siens propres, on dirait), passe. Qu’il affirme que les Juifs ne sont pas pour rien dans la Shoah, puisque le culte du Père a été le creuset du régime qui les assassina à Auschwitz, ça passe déjà bien moins, quand même !  Mais surtout  qu’il joue les martyrs dès lors que les psychanalystes lui répondent, le démolissent argument par argument, non. Qu’il envoie à tous les gugusses de ses fichiers mail (dont moi, parce que j’ai fréquenté des conférences de l’Université populaire, quelquefois, pas avec lui d’ailleurs, et pas à Caen), des appels dénonçant les attitudes et menées liberticides, non. Mme ROUDINESCO défend son point de vue, c’est normal.  Si elle use de moyens vils, que M.ONFRAY porte plainte. Qu’il lance Grasset sur le coup (chez Grasset, on imagine, à la com’ marketing, comme on doit se réjouir !). De toute façon, elle n’est pas la seule à lui répondre, loin de là (voir MILLER)… Va crier au complot, le grand philosophe d’Argentan?

*M. ONFRAY, dans Philosophie Magazine, avait rencontré Nicolas Sarkozy, ministre à l’époque… Lui avait aimablement  servi la soupe  tout en se démarquant,  le philosophe ne fraye pas avec les pouvoirs… On avait eu droit à cette phrase d’anthologie : « Moi Sénèque, lui Néron » ! Ce genre de pub-com’-people le regarde. Mais que M. ONFRAY pousse des cris d’orfraie sur son blog (un blog sur lequel il n’y a pas de commentaire possible, hein, faut pas exagérer !), voilà qui est carrément INDECENT pour qui se dit philosophe, justement.

Le droit au débat, à la critique, argument contre argument n’est-il pas le propre du discours philosophique éclairé ?

Mmmmmffff : grosse colère.  « Le crépuscule d’une idole », avec le nom de l’auteur plus gros que le titre, bien sûr, ….ou La psychanalyse par les ragots, c’est là>>>

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Classé dans L'affaire Onfray

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