Les tweets du cours de Jam du 14 avril 2010 par @Timecerise

Merci à @Isagalland qui a recopié les tweets et me les a envoyés prêts à être édités!

« Les tweets du cours de JA Miller ne valent pas pour être le prononcé du cours. Ils sont une adaptation en direct pour Twitter des propos de JA Miller. » (Luc Garcia)

Nous attendons l’arrivée de JA Miller

JA Miller va arriver d’ici quelques secondes

JA Miller : « j’ai distingué une note de la thése de Lacan, la derniére fois, concernant ce que j’ai appelé sa vie. C’est une note longue,

Extravagante, singulière,de Paul Valéry. C’est une indication que j’ai suivie cette année pour ce qui serait le récit, la leçon de cette vie

Le sérieux de Lacan, c’est la structure et la série, poursuit JA Miller (alors que le réseau a essuyé une rupture d’origine inconnue !)

Il y a des façons de commencer en fonction des pions, des mouvements, aux échecs. Des façons qui sont répertoriées.

Lacan pensait que la fin de l’analyse répondait aux mêmes critères définis par les contraintes des pièces d’échec.

Entre le début et la fin de partie, le déroulement est singulier, pas prévisible. Mais en qualifiant la fin de l’analyse du nom de passe…

Lacan entendait faire de l’analyse une démonstration. Que ça se terminer sur un CQFD, ce qu’il fallait démontrer. Une solution d’un problème.

Pour Lacan, il y a une solution à une analyse, sans aucune complaisance à l’endroit de l’infini. C’est, si on y songe, remarquable.

Parce que franchement, on n’en a jamais fini avec le refoulement ! L’inconscient est gros d’infini.

On dit abusivement, « des moments de passe » : ça ne concerne que les refoulements secondaires.Le refoulement originaire, on ne le lève jamais

C’est l’analyste qui demeure analysant, MAIS sans analyste. La fonction analyste n’est plus incarnée par la personne d’un analyste

++++++ ça remarche là ? +++++++

C’est celui qui a un accés direct au sujet supposé savoir. Parce qu’autrement, on sait bien qu’inconscient = danger, comme hopital = silence

On sait à un moment que l’inconscient boite à malice ne vous sera plus insupportable. Un moment où il n’y aura plus d’impossible à supporter

Un sujet qui n’aurait plus de raison de se révolter…. Bon… c’est à considérer comme ça…

Il y a un côté pas sérieux chez Lacan. Une leçon du ‘pas sérieux’. Autrement, le sérieux va vers le semblant.

Le « se croire », « il y a moi », ça va très bien avec le sérieux

Se croire être soi même est de l’ordre du délire paranoiaque. Le 1er enseignement porte sur une impasse, celle de la paranoia

Si Lacan a quelque affinité avec la paranoia, il n’y est nullement immergé. Il enseigne même une critique de la paranoia.

Son tout premier enseignement ouvre à une critique du moi.

P.171 E. « Le sujet se croit ce qu’il est, mais (…) viendra anicroche qui lui revellera… » C’est une méconnaissance, au départ.

On n’est pas aussi identique à soi qu’on peut le croire, continue JA Miller. Il y là quelque chose qui est de l’ordre de la vie de Lacan.

C’est la figure du godelureau… qui se croit ! Mode reflexif du verbe, sans attribut, il croit ne se devoir qu’à lui-même

L’infatuation est définie, là, comme telle, par Lacan. C’est le principe paranoiaque. Stade primaire de l’identification

C’est comme ça que Lacan se présente, avec le « petit Jean », l’épisode de la boite de sardine qui ne le voit pas, lui, Lacan

Voilà un épisode de nature à faire chuter le « il se croit », l’infatuation se supporte de la supression de l’identitié de « je suis moi ».

La boite de sardine vous révèle que vous n’êtes pas cause de vous même.

L’infatuation repose sur l’oubli des moyens qui ont mis le sujet en mesure de son identité.

Lorsque Napoléon a cru que tout était possible, c’est alors qu’il est devenu fou. Avant, Bonaparte savait Napoléon un artifice

Dans les propos sur la causalité psychique, Lacan joue avec cette image, jusqu’à s’identifier à Napoléon, reconstituant logique infatuation

Lacan ne s’est pas cru Lacan, d’autres se sont cru Lacan, en revanche, poursuit JA Miller.

La salle rigole à cette évocation de JA Miller, chacun pensant lachement que ce doit être valable pour le voisin… NdTimecerise

JA Miller continue : en dépit des critiques envers son public et d’une suffisance de Lacan, il reste un modèle de santé mentale

Le sujet, c’est l’index de la distance avec le moi. Le sujet, le sujet barré, c’est un concept contre paranoiaque.

@mbellilos est en rupture de réseau, elle fait signe à tous les twitters !!! Je relaie !

Le sujet comme tel n’est rien, sauf captivé par identification à un ou des signifiants maitres.

Le Séminaire de Lacan se développe comme une critique de l’infatuation, une satire de la comédie humaine

Lacan isole comme ressort de l’institution analytique l’infatuation

Il voyait dans la passe le remède à l’infatuation de l’institution analytique

La critique de l’ego psychology fait rencontre avec la critique de la paranoia

Moi qui serait comme une fonction de synthèse, sustenté par la seconde topique freudienne. Lacan dit, le moi n’a pas d’unité, un bric à brac

Quelle est alors la solution de la paranoia ?

Lacan trouve par Hegel, et son lecteur Kojève, le terme de Reconnaissance

C’est le point où l’autre hostile devient l’autre de la médiation

Au départ de l’analyse, cette médiation doit avoir été acceptée au départ. L’orgueil est une résistance paranoiaque à l’analyse.

Ce passage de l’autre hostile à l’autre de la médiation, c’est pas une transformation.

ça surmonte les impasses du stade du miroir.

C’esr comme cela que se présente le tout premier enseignement de Lacan. Ensuite, il y aura pour Lacan une résolution par la parole…

…qui pourra surmonter le caractère natif de la paranoia. Ce sera alors Discours de Rome

Il existe une possibilité de surmonter la paranoia lorsque le destinataire est investi d’une qualité nouvelle.

On sort du stade du miroir, du rapport au même, pour rencontrer le dissemblable du point de vue imaginaire. Par ex, un sujet de l’autre sexe

Lacan sera occupé ensuite par la question féminine.

De « oui, il y a un tel » à « oui, il y a une telle ». Lacan articulera ceci.

Une reconnaissance, de l’autre sexe

P. 298 E, Lacan mentionne que le refus de la reconnaissance maintient la paranoia.

Autrement, c’est un rapport agressif au semblable qui se maintient

Il y a un déplacement de la relation a-a’ vers une sortie lacanienne de la paranoia par la relation S-A

Le grand Autre est sans rival, et sans stade du miroir non plus, il n’y a d’Autre de l’Autre

Lacan dira plus tard que cet Autre n’existe pas, est une fiction d’ailleurs….

Le rapport de Rome marque la sortie par Lacan de ses antécédants,par les voies de la paroles,lorsque sa vie prend la forme d’un enseignement

Il y a alors solution d’un tourment essentiel chez Lacan, avec traces d’une jubilation d’avoir surmonté la problématique paranoiaque

Lacan note que Freud s’arrête devant l’amour du prochain.

Lacan note que le secret que l’analyse révèle, c’est que le mal du prochain est inclus dans la jouissance

Il y a une nature paranoiaque de la jouissance.

Il y a des barrières à l’endroit de la jouissance en tant qu’elle est mauvaise.

Il y a aussi un principe paranoiaque de la pulsion, un préjugé que l’autre nous est semblable.

Vouloir le bien, c’est se mettre à la place de. Et comme tel, se croire rival de l’autre, mais en le refoulant.

C’est une répercusion du tout premier enseignement de Lacan qui permet de dépasser ceci où était Freud par le vouloir le bien de l’autre.

Au 12 mai prochain. Applaudissements.

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Classé dans Vie de Lacan - Jam 2010

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