Les tweets du cours de Jam du 07 avril 2010 par @Timecerise

« Les tweets du cours de JA Miller ne valent pas pour être le prononcé du cours. Ils sont une adaptation en direct pour Twitter des propos de JA Miller. » (Luc Garcia)

JA Miller : « le discours que je vous tiens sous le titre -Vie de Lacan- prend son sens de ce qui fut entrepris de clarifier, ordonner

son enseignement. Je ne fais pas ici un travail de biographe. Tenir compte de ce qu’on ne saurait écreter de ceci : il est incessement

proférer en 1ere personne. Forme orale et dans l’écriture, l’enseignement de Lacan est proféré sous le chef d’un « je ».

Ce me retiens, c’est prendre en compte ce « je » qui se défend, qui attaque, qui s’excepte, en débat avec lui-même. Un je qui se travaille.

Encore plus explicite dans le dernier et le tout dernier enseignement de Lacan. Sur ce « je » on ne saurait faire l’impasse sans illusion.

L’éclat de ce « je » a-t-il fait, pour un certain nombre, la plupart, fait écran á l’enseignement qu’il supporte.

J’y reviens à ce « je » comme un résidut, un caput mortuum de cet enseignement. Que doit l’enseignement à ce je.

Enseignement hautement personnalisé. Le locuteur ne se laisse jamais oublier.

Lacan insistait sur ce qui ne devait pas courir tout seul. Ce n’était pas indépendant de l’énonciation.

C’est comme ça qu’il introduisait les Ecrits. Ouverture consacrée au style. Le plus aigu de sa singularité qu’il mettait à l’affiche.

La fonction du je, d’un moi Lacan je parle, pour parodier la formule célèbre quant à la vérité issue de l’éloge de la folie d’Erasme

-moi la vérité je parle-

Chez Lacan, pas de pause de l’objectivité qui implique une forclusion de l’énonciation.

JA Miller « cette année, c’est ce que je prends en compte, de manière explicite. Je l’ai toujours su -qu’il était Autre.

En m’armant d’un regard orienté par Vie de Lacan, ce dont je distingue les contours, c’est ce lieu d’où Lacan nous enseigne.

Cette formule « d’où parles tu » est un mot d’époque, ce qui n’empêche pas de le reprendre. Lacan s’est attaché à le construire comme effet

comme effet, donc, du discours analytique. Ça n’a pas toujours été le cas. Lacan a cherché à le situer ce lien.

Avec un pluriel de majesté, c’est ce qu’il a fait dans Nos antécédants. P. 65 et suivantes des Ecrits.

Par quelle voie en est-il arrivé à la psychanalyse, alors qu’il est médecin et psychiatre.

Il a tenu à l’inscription de cette indication d’un pourquoi être passé de la psychiatrie à la psychanalyse. »D’où notre entrée dans la psych.

se fit ? ». C’est à partir de la paranoia.

La paranoia fait l’objet chez Lacan d’un débat intime.Sa position d’énonciation : une défense contre l’illusion d’être seul. Hantée par le 1

Difficulté avec l’autre.

Lacan fut présenté, 1966, comme faisant parti d’un mvt d’ensemble qui conduisait à mettre l’accent sur une reprise de Freud par linguistique

C’était l’inscription pour les savants d’une démarche structuraliste.

C’était un nouvel ordonnencement de la pensée de Freud.

Seulement…

« Vie de Lacan » invite à mettre une couche antérieure à l’élaboration linguistique, par la paranoia. Débat dans sa pensée.

Combat avec la gloire du un tout seul.

Extraordinaire promotion de Freud au rang de un unique. Lacan comme commentateur de ce un.

Cette formule : « notre seul maitre en psychiatrie, Clérambault ». En psychanalyse « Freud, notre seul maitre ».

Note 29 p.278 de la thèse (JA Miller site de mémoire, il n’a pas amené le volume, nous la lira la prochaine fois). Paul Valéry est cité.

Victoria Ocampo (qui fut proche de Drieu, dont on peut lire les mémoires NDLR !) disait que Lacan citait beaucoup Valéry.

Paranoia des professions délirantes, l’illusion d’être seul.

L’atome « il n’y a que moi ». Une autre entité dit « mais il y a untel, untel ». Cette évocation des professions délirante a dû parler à Lacan.

Comment l’Un peut faire avec l’autre.

S’il était permis franchir limite,reprends JA Miller,on dirait que c’est l’intolérance que l’un peut montrer à l’autre qui serait à suivre

C’est une forme que l’on retrouve dans le « un signifiant représente le sujet pour un autre signifiant ». Il y en a toujours un autre.

Si l’on joue avec ces cartes, des mathèmes, avec lesquelles j’ai (JA Miller) joué et appris à d’autre à y jouer…

Si l’on retourne les cartes, on remarque que c’est un accomodement avec l’intolérable de l’existence de l’autre.

Avec les affinités paranoiaques, comme il disait.

Le sociologisme de Lacan, comme l’accent mis sur la jeunesse sociale de la personnalité, l’importance donnée aux facteurs culturels,

c’est dans cette affaire de faire avec l’autre. Le Un est l’émanation de l’autre qui le précède.

La précession de l’autre dénonce les affinités paranoiaques du sujet de l’énonciation.

Dans de Nos antécédants, si on se règle sur le structuralisme, à propos de l’automatisme de Clérambault…

on remarque la démarche structuralisme.

Or, ce qui importe est de nettoyer le texte subjectif des préjugés raisonnants. Recherche de la clinique de la singularité du patient.

Extraction, sans préjugé, hors du discours de l’Autre. S’orienter d’un désir de « recommencement à 0 »

Aller tout seul à la rencontre d’un autre Un. Lacan peut dire qu’il a fait de même dans la psychanalyse.

Lacan : « Réduction des préjugés de savoir dans la psychanalyse ».

De un à un. En écartant ce qui a été pensé avant.

Reprendre toujours à 0, à partir du témoignage du sujet, c’est ce qu’il fit, Lacan, pour la psychanalyse.

Et cela à partir du langage qui, du coup, est un facteur inéliminable investi dans le culturel.

Le langage doit rester une fois les préjugés nettoyés.

Le langage par lui même défait l’illusion d’être seul.

L’éclat que donne Lacan au langage définit en soi la sortie de la paranoia.

Ce sera ça l’intersubjectivité. Qui fait objection aux professions délirantes de Valéry. « Tu ne peux etre toi que s’il y un autre ».

Il y a un lien du tout dernier enseignement, et de ce que l’on pourrait appeler le tout premier enseignement.

Rapport initial n’est pas intersubjectif. Rapport à l’autre marqué par l’hostilité. L’agression.

Le tout premier enseignement de Lacan est marqué par un refus de l’autre.

Le stade du miroir, c’est le drame d’un rapport à l’autre instable entre l’autre c’est moi, et l’autre me dépossède de mon être.

Affinité paranoiaque du stade du miroir.

Dans son tout premier enseignement, Lacan n’a parlé que de ça, et de comment surmonter l’affinité paranoiaque de l’homme.

Le drame de l’existence infantile, c’est de se connaître des frères, sur le mode de l’intrusion.

Notion que c’est toi même que tu frappes en l’autre.

Accroche de la paranoia avec l’autopunition qui fut trouvée dans la psychiatrie allemande (« le porte manteau de l’autopunition »).

Articulation qui se cherche entre le moins de l’objet perdu et le plus de l’autre, et que l’on retrouvera avec l’objet (a). (BRAVO ! Ndlr!)

L’inscription dans le social a pour envers la jalousie.

L’enseignement de Lacan a pour antécédant le pathétique du rapport à l’autre. On pourrait reprendre les textes suivants.

Allons-y

Le temps logique, passé du temps à en chercher la structure formelle, est un apologue à montrer comment il y a reconnaissance de l’humanité

par chaque homme. Mais sur fond d’exception paranoiaque.

Puis « le chiffre 13 et la logique de la suspicion ». Là, déjà, le titre.

« La causalité psychique » où le non fou et le fou ne se distinguent que par un tranchant infime.

On y retrouve l’affinité paranoiaque du moi ! Sur la base de la folie narcissique. La personnalité comme telle est paranoiaque.

Ce qui est bonté, fraternité, communauté n’est qu’effets du refoulement. (Ben ça, on le sait ts ls jours sur Twitter ! Ndlr)

En 1948, « l’agressivité en psychanalyse » s’appuie sur la même base de la clinique paranoiaque.

1949 « mise au point sur le stade du miroir », logique idem. Ce n’est pas une fantaisie de poursuivre sur la criminologie, en 1950.

1951, Il parle dans l’intervention sur le transfert de l’hystérie, mais commence par Hegel et la question de la belle âme.

Nous avons ici le chaudron d’un style, d’inventer, de ne pas se laisser dominer, qui en passera par l’invention d’une langue propre.

ça le retirera de la république des lettres. Vers son Sénégal à lui. La psychanalyse servira à faire passer la révolte…

Son Ecole fut un orphelina d’enfants perdus.

à la semaine prochaine.

Vient de conclure JA Miller.

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Vie de Lacan - Jam 2010

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s